2010/08/02

La Forteresse de Louisbourg - l’histoire des colons français venus au Cap- Breton

Louisbourg au Cap- Breton est l’endroit où l’empreinte des premiers colons français est toujours vivante grâce à la l’impressionnante Forteresse – englobante la mémoire de toute une ville de 1713 et avant la conquête anglaise.
Des animateurs accueillants, en costumes d’antan, présentent l’histoire du jadis d’une manière entraînante, reconstituant le quotidien des habitants français de Louisbourg du 18ème siècle.



La maison des pêcheurs

Les maisons des pêcheurs étaient situées à l’entrée de la Forteresse, près de l’eau. La pêche de la morue était essentielle pour le commerce et l’économie.
Dans la maison, le foyer est allumé


La croix au dessus de la cheminée souligne la foi qui soutenait les gens à l’époque

Les légumes à la table en attente d’être cuisinés et transformés en plat savoureux

Dans la maison des pêcheurs, il y a aussi place d’un bureau avec plume et papier au dessus





L’extérieur et l’entrée de la Forteresse





Les endroits authentiques à conserver des provisions, des vivres et des outils































































Les cours verdoyantes autours des maisons





Le quotidien et les occupations des différentes classes sociales sont illustrés par des reconstitutions de leurs maisons reflétant leurs modes de vie.


L'âtre -le point central pour toute la maisonnée

















Une maison representative pour la classe moyenne



La maison de l’ingénieur
Le salon











Observez la finesse des objets et des couverts



























La cuisine où la servante prépare les repas en service de l'ingénieur et de ses invités

Les riches avaient le privilège de goûter à plein d’épices


Un cabinet du travail





















Les cartes revelant des horizons magnifiques et des progrès













La maison du gouverneur
Le salon - splendide et festif - avec la table à manger et à accueillir des invités distingués





















La cuisine de cette maison, l’une des plus aisées



































Le bureau à travailler, à méditer, à concevoir des plans stratégiques






















La bibliothèque - un autre endroit du travail et des rencontres importantes










































La chambre de l'épouse





















Le pupitre est situé près du lit





















Même s’il n’y a pas une chambre à part pour le bureau de la femme, ce bureau existe quand même dans sa chambre à coucher. D’où on peut juger que son écriture bénéficiait d’une intimité





















Les dentelles – privilège des femmes aisées
Les dentelles possédaient la valeur des bijoux













Plus de dentelles avait une femme, plus elle était considérée comme prospère

















Le tricot de la laine était aussi pratiqué à cause de son utilité










































D'autres objets révélant des coutumes de la vie d’antan











































Le défilé des militaires, fidèles protecteurs de la Forteresse et de la vie de ses habitants




Louisbourg était nommé en honneur de Saint – Louis (Louis IX), devenu le patron des Français.
Le fleur de lys demeure le détail bien évident de cet endroit abritant l’histoire de toute une époque – celle de la Nouvelle France en Amérique du Nord ainsi que de sa légende

Les Mi’kmaq de la Nouvelle - Ecosse

Les Mi’kmaq sont les uns des Premières Nations des terres est du Canada.
Vécus l’arrivée des colons français, la conquête anglaise, les échanges ainsi que la cohabitation souvent douloureuse avec les Européens, ils tentent, aujourd’hui, la conciliation avec leur passé et la continuation possible tout en conservant et revivifiant ce qu’il reste de leur culture et de leur univers. Le jeune homme et animateur du centre Mi’kmaq (Glooscape Heritage Center, Truro,Highway 102) nous présentait la monde de ses Mi’kmaw ancêtres avec passion et espoir que son peuple et ses contemporains trouvent le chemin en avant malgré la douleur et l’amertume. Pour lui, la cause des continuels échecs actuels s’exprime avec le déracinement des générations antérieures, l’éloignement des petits Mi’kmaq dans les écoles résidentielles, l’isolement de leurs parents et leurs traditions, la pauvreté écrasante, la défense de pratiques de la pêche et de la chasse à la manière ancestrale. A nos jours, tout le monde essaye de se remettre,selon le jeune conteur, mais le procès sera long pour reconstituer l’entité de l’esprit et de l’âme. Le procès sera long pour réussir à reconquérir la paix intérieure et se forger la volonté d’avancer dans le monde contemporain du XXI siècle.

Les Mi’kmaq étaient les inventeurs des canoës et des chaussures de neige ainsi que de plusieurs d'autres outils. Avant de créer quoi que ce soit, ils avaient observé longtemps la nature et ses effets sur les matières premières. Ainsi, ils ont décidé que le bois du bouleau est l’un des plus résistant pour la construction des canoës.
Les pouvoirs entre les femmes et les hommes étaient partagés – les femmes s’occupaient de la préparation des repas, des traitements des peaux des animaux chassés, des remèdes et des enfants. Si la saison le permettait, elles accouchaient bravement près des arbres, en se tenant aux branches résistantes. Ainsi, leurs enfants prenaient les premiers souffles de vie en harmonie avec le plein air et la nature, leur protectrice nourricière.
Quel merveilleux et bel témoignage de la force de vie des Mi’kmaq d'autrefois!

2010/07/26

Sur la plage Inverness du Cap- Breton

La plage est parsemée des cailloux divers. Certains sont parfaitement blancs, d’autres absolument noirs ; il y en a aussi presque de toutes les couleurs, joliment polis par l’eau millénaire et déversés sur le bord comme ultime offre de l’océan pour les humains qui l’approchent.

J’ai envie de laisser une trace sur cette plage dans cette journée pas tellement ensoleillée mais romantique à sa manière. Nous n’avons pas le temps de faire un château du sable. J’ai juste quelques instants pour ramasser des cailloux et d’en former une famille imaginaire en les arrangeant l’un près de l’autre. Instinctivement, je commence par la figurine de l’homme/père.

J’ajoute près de lui la figurine de la femme/mère.

Et je compose finalement celle de leur enfant.

Voilà ma famille représentée par les cailloux ramassés sur la plage d’Inverness. Tu la prends en photos.

Je te demande si nous devons ramasser les cailloux – bonhommes et les prendre avec nous. Les prendre comme un souvenir de cette plage et de ses petits trésors.
Tu me dis que je n’ai pas besoin de le faire…Qu’il suffit que je les aie déjà reliés l’un avec l’autre en leur donnant l’image inspirante de cette famille imaginaire.
Ces bonhommes-cailloux nous deviennent chers. Nous les laissons sur le sable comme un cadeau de notre part à cet océan, comme une trace de notre arrêt et de notre amour ici. Sur la plage d'Inverness.

Quoi que Cap-Breton paraisse sévère…

Sur le Cabot Trail du Cap-Breton, tout au long d’une journée, nous avons parcouru des chemins à travers une brume dense ; nous avons passé près des montagnes glorieuses et colossales, avec des cimes inatteignables ; nous nous sommes arrêtés et nous avons respiré l’air frais percé des fragrances des sapins – ces sapins, dressés fièrement comme des gardiens d’une nature fabuleuse.

Oui, la nature du Cap-Breton en Nouvelle-Ecosse est majestueuse, titanesque. L’homme paraît tellement petit (minuscule) au milieu de cette beauté puissante et monumentale.






Le mystère ici est un tel que le ciel et sa lumière sont tellement changeants et imprédictibles mais toujours glorieux et généreux.
Pour une journée, nous avons vu la gracieuseté et la sévérité de cet endroit merveilleux, et pourtant incontestablement réel, vivant.





J’avais envie de rester au bord de la mer très, très longtemps. Je désirais demeurer sur les rochers en savourant jusqu’au bout les éclats, puis les scintillements de ce coucher du soleil. Il offrait à l’horizon céleste le mauve,le violet, le bleu et le doré.




Je voulais que mes yeux boivent jusqu’au bout cette splendeur lumineuse.











Grâce à ce voyage, je peux confirmer que le Divin est toujours fort généreux avec les humains quoi qu’il paraisse sévère au Cap-Breton.

2010/07/21

La majesté mystérieuse et la sévère beauté du Cap Breton en Nouvelle – Ecosse

Notre voyage se poursuit sur les terres de la Nouvelle –Ecosse et sa part nord-est :le Cap-Breton. La différence par rapport à l’Ile-du-Prine-Edouard dans les paysage et les conditions météorologiques est flagrante. La douceur de l’île que nous avons eue la chance de connaître cède place à des montagnes impériales, aux nuages mystérieux frôlant les cimes des forêts, à une brume presque constante, dérobant l’océan, jalouse de le partager avec nous.


Des fleurs parsèment ça et là les collines vertes et se découvrent à nos yeux lors des instants miraculeux quand la voile brumeuse se retire brièvement.
Les chemins à suivre sont étroits même si on croise très rarement d’autres voitures. Nous devons demeurer vigilants sur cette route, enveloppée dans une étrange solitude et son silence impérial évoquant le silence de la montagne secrète que nous traversons.

Le ciel crépusculaire se métamorphose du gris sombre en jaune doré, puis en orange-rose, après en mauve et violet intense. Une chose est certaine – le ciel du Cap- Breton est comme nulle part ailleurs. Les rochers aiguilleux sont constamment lavés par des vagues d’un océan mouvementé.




Pourtant, le mauve - violet et le blanc –dorée, transparaissant au dessous des nuages, imposent une sensation de vitalité étrange et de grâce divine.



Ils laissent croire que cette grâce divine est quelque part – là…entre ciel et terre, entre brume et clarté, entre les sommets géants des montagnes rocheuses et l’écume ondulée des vagues chantantes.

Variations lumineuses et reflets


Les maisons de bouteilles de L'Ile-de-Prince-Edouard

Un Acadien, Edouard Arsenault a construit trois maisons extraordinaires en utilisant des bouteilles et du ciment. Ces trois œuvres sont créées dans les années 70, 80 et 90. Collectionneur passionné des bouteilles du monde entier, cet homme a comme si visionné le futur et l’importance de montrer que le verre usé peut avoir « une deuxième vie », plus encore – une belle vie de transformation.



La Maison à six pigeons




La Taverne


Ici il y a un bar improvisé. Attention, les bouteilles qui y résident ne sont pas ancrées dans le ciment. On peut les toucher, soulever et même déplacer- attestation que cet endroit est bien vivant. Evidement, une précaution absolue s’impose


La Chapelle


L’endroit est impressionnant lors du coucher du soleil; à cet heure – là, les rayons déversent leur lumière sur les verres ou « les vitraux »


Les bancs de communion sont construits avec des lampions des veilleuses de l’église






Edouard Arsenault était non seulement un collectionneur des bouteilles et un travailleur acharné mais aussi un vrai jardinier aimant sa terre et les dons de cette dernière




Un chasseur du vent / « wind catcher » accroché à un arbre


Un phare décore le jardin ainsi que d’autres phares pareils se dressent comme des vigiles fiers partout dans les jardins des maisons voisines. Ces phares composent certainement une part considérable de l’identité des habitants de l’île





www.maisonsdebouteilles.com