Cet après – midi, j’ai mis un disque aux mélodies aimées dans le CD du salon. J’avais ouvert la porte de la terrasse pour inviter l’air frais à l’intérieur de la maison. Quelques minutes avant, j’avais éparpillé des miettes restant de mon déjeuner sur la terrasse. Je ne savais pas si c’était à cause des miettes ou à cause de la musique que quelques moineaux vinrent près de la porte. A part les petites miettes, étaient-ils attirés par la mélodie s’échappant du CD? Je voulais y croire.
C’est tellement beau de contempler la présence des oiseaux près de soi, tout en écoutant leurs voix enjouées s’entremêler avec les sons des instruments.
En fait, qui sait si les oiseaux aiment écouter la musique humaine?
Se pencheriez – vous sur cette question?
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2011/02/28
Des oiseaux enjoués
2011/01/31
Le pourquoi de nos choix
« Sur cette nouvelle terre, où vous venez de vous installer, soyez sûrs qu’on vous accueille avec des bras ouverts. Car même si vous ne savez pas pourquoi vous aviez choisi de vous installer à cet endroit précis, nous, les habitants de cette terre, nous vous accueillons chaleureusement – nous savons que votre arrivée ne devrait pas être un pur hasard et que cela aura du sens pour vous ainsi que pour toute la communauté ici. Donc, soyez bienvenue! »
Telles étaient les paroles qu’on m’a adressées dans mon rêve. Un rêve étrange, un rêve où je me rendais dans un beau pays inconnu au bord d’un océan – houleux et tendre à la fois- avec des cris des mouettes et un soleil éblouissant, un vent fort et un air marin, pénétrant les poumons et les sens…
Pourrions- nous dire que même si nous ne savons pas consciemment le pourquoi exact de certains choix, il y a toujours du sens dans ces choix. Ce sens se dévoilera au fil du temps. De nouveaux endroits nous accueilleront toujours.
Telles étaient les paroles qu’on m’a adressées dans mon rêve. Un rêve étrange, un rêve où je me rendais dans un beau pays inconnu au bord d’un océan – houleux et tendre à la fois- avec des cris des mouettes et un soleil éblouissant, un vent fort et un air marin, pénétrant les poumons et les sens…
Pourrions- nous dire que même si nous ne savons pas consciemment le pourquoi exact de certains choix, il y a toujours du sens dans ces choix. Ce sens se dévoilera au fil du temps. De nouveaux endroits nous accueilleront toujours.
2010/12/07
Au nom de la vie
C’était un hôpital public où les cabinets pour les échographies des femmes enceintes se situaient près des cabinets oncologiques. Bizarre disposition des lieux! Même effrayante pour certaines des femmes en attente de leurs bébés!
Sans doute, cela convenait aux équipes médicales ; apparemment cela représentait le meilleur endroit où l’hôpital pouvait disposer sa technologie.
Pourtant, tout en attendant son tour, on pourrait réaliser pour une énième fois combien la vie était précieuse. Là où le commencement de la vie et sa fin se frôlaient, on pensait fort pour sa fragilité, pour la vulnérabilité humaine, mais aussi on appréciait la chance inouïe de vivre, de respirer, d’espérer.
Le petit bébé placé en couveuse hermétique, qu’une infirmière venait de descendre à l’étage pour ses procédures à lui, fortifiait l’image de cette bataille humaine au nom de la VIE.
Sans doute, cela convenait aux équipes médicales ; apparemment cela représentait le meilleur endroit où l’hôpital pouvait disposer sa technologie.
Pourtant, tout en attendant son tour, on pourrait réaliser pour une énième fois combien la vie était précieuse. Là où le commencement de la vie et sa fin se frôlaient, on pensait fort pour sa fragilité, pour la vulnérabilité humaine, mais aussi on appréciait la chance inouïe de vivre, de respirer, d’espérer.
Le petit bébé placé en couveuse hermétique, qu’une infirmière venait de descendre à l’étage pour ses procédures à lui, fortifiait l’image de cette bataille humaine au nom de la VIE.
2010/10/29
Reflets et réflexions

Des vitraux visités par les rayons d’un soleil couchant…

Voilà comment naît le jeu des reflets et des réflexions…

La lumière du soleil sait toujours se faufiler un chemin jusqu’aux autels.
2010/09/21
La révélation de la mouette
J’étais sous l’emprise de la lecture de mon livre.

Du coup, j’ai dévié mon regard de la page et j’ai aperçu la mouette près de mon banc.

Elle aurait dû se placer paisiblement là quelques minutes avant sans que je l’aie aperçue. Je voyais comment le souffle de la brise se glissait légèrement sur son pelage duveteux.

La mouette restait concentrée et immobile dans sa contemplation. Elle n’éprouvait apparemment aucune peur de ma présence. Elle avait choisi de se placer à cet endroit, près du banc, près d’un être humain. Je me suis demandée si cette mouette n’était pas dans son état de méditation particulière. Les animaux et les oiseaux auraient certainement leurs moments de calme profonde et immuable. Les postures qu’ils prenaient lors de ces moments particuliers étaient impressionnantes ; ils paraissaient inatteignables dans leur percée d’un au-delà invisible, insaisissable pour l’œil humain.
J’ai posé une question mentale, adressée comme par blague à la mouette : « Est – ce ton moment de méditation et de réflexion, petite mouette blanche ? ». Par miracle, l’oiseau m’a répondu en changeant sa posture - se mettant sur une patte, soulevant l’autre dans l’air.


La grâce était telle que les larmes jaillirent de mes yeux. Qui est-ce qui connaît en fait la vérité sur la vie, la vie de tous les êtres vivants.. ? Est – cette vie un mystère ou une évidence ? Une évidence que la mouette venait de me révéler autour du banc…

Du coup, j’ai dévié mon regard de la page et j’ai aperçu la mouette près de mon banc.

Elle aurait dû se placer paisiblement là quelques minutes avant sans que je l’aie aperçue. Je voyais comment le souffle de la brise se glissait légèrement sur son pelage duveteux.

La mouette restait concentrée et immobile dans sa contemplation. Elle n’éprouvait apparemment aucune peur de ma présence. Elle avait choisi de se placer à cet endroit, près du banc, près d’un être humain. Je me suis demandée si cette mouette n’était pas dans son état de méditation particulière. Les animaux et les oiseaux auraient certainement leurs moments de calme profonde et immuable. Les postures qu’ils prenaient lors de ces moments particuliers étaient impressionnantes ; ils paraissaient inatteignables dans leur percée d’un au-delà invisible, insaisissable pour l’œil humain.
J’ai posé une question mentale, adressée comme par blague à la mouette : « Est – ce ton moment de méditation et de réflexion, petite mouette blanche ? ». Par miracle, l’oiseau m’a répondu en changeant sa posture - se mettant sur une patte, soulevant l’autre dans l’air.


La grâce était telle que les larmes jaillirent de mes yeux. Qui est-ce qui connaît en fait la vérité sur la vie, la vie de tous les êtres vivants.. ? Est – cette vie un mystère ou une évidence ? Une évidence que la mouette venait de me révéler autour du banc…
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2010/09/08
Histoires d’enfants lors de la rentrée
Le petit Noa pleure. C’est sa première journée à l’école. Il a trois ans. Après, avec les jours, et avec le savoir –être de son éducatrice, il est amené auprès des autres enfants. L’éducatrice demande à Jacques (un enfant très calme) si il serait d’accord de construire avec Noa une ferme. Jacques accepte volontiers et par miracle, les larmes des yeux de Noa s’estompent. Car l’idée de la ferme, aide à Noa d’évoquer l’image des vaches qu’il a vu le week – end passé. Dans quelques jours, Noa fabriquera un impressionnant oiseau du papier et l’offrira tout sourire à sa maman. Ainsi, l’initiation à l’école préscolaire se terminera avec bonheur pour Noa.
…
La petite Nathalie ne parle ni français, ni anglais malgré que son prénom le présuppose. Elle est d’origine chinoise et l’une des enfants les plus silencieux à l’école. Mais elle est toujours attentive et contente quand l’éducatrice lui adresse personnellement la parole. Le troisième jour après la rentrée, Nathalie commence à prononcer les noms de certains légumes et fruits qu’on a appris longtemps en classe grâce aux images et aux répétitions.
A la fin de la semaine, Nathalie est à l’aise avec les mots magiques « merci », « pardon », « s’il vous plaît ». L’éducatrice ne manque pas l’occasion d’amener d’autres filles près de Nathalie pour lui proposer des jeux communs et de la complimenter sur les belles robes qu’elle choisit chaque jour. Evelyne, une enfant très sociale s’approche de l’éducatrice est dit : « Et moi aussi, j’ai aussi une belle robe. C’est moi qui l’ai choisie ce matin. »
…
Madeleine est une autre petite fille ravissante âgée de 3 ans. Elle a attentivement observé les gestes de l’éducatrice durant l’atelier du bricolage. Madeleine a bien compris comment il faut tenir la feuille et la queue coupées du papier de couleur pour les coller au dessus de la forme ronde représentant la pomme. Après avoir terminé sa pomme à elle, Madeleine continue d’observer le travail des autres enfants. Elle veut même les aider en passant aux plus petits les formes coupées et prêtes à coller. L’éducatrice comprend que Madeleine est non seulement une observatrice attentive, mais aussi une enfant prête à offrir son aide aux autres enfants, les moins habiles avec le bricolage. Finalement, tous repartent avec les pommes et les poires faites du papier coloré. Quelle merveille!
…
Mathilde a 4 ans. Ces robes sont autant ravissantes que celles des autres filles, mais elle ne prononce aucun mot durant la journée en classe. Il arrive qu’elle se met en pleurs soudains et elle cherche constamment la présence de l’éducatrice. Dans le parc, si l’éducatrice la lâche, Mathilde se met en pleurs de détresse. Durant les repas, si l’éducatrice ne l’encourage pas, l’enfant ne mangera rien. Certaines des éducatrices pensent que trop d’attention individuelle nuit à l’indépendance à l’école, mais l’éducatrice de Mathilde est persuadée qu’il faut passer du temps avec l’enfant et ne pas l’ignorer ou l’abandonner pour résoudre sa difficulté d’intégrer l’école préscolaire.
…
Ingrid et Dora sont des jumelles hispanophones. Comme un certain nombre d’enfant elles ne communiquent ni en français ni en anglais. Pourtant, l’éducatrice a trouvé le moyen de les apprivoiser à la vie du groupe et aux règles à appliquer. Le comment faire s’avère progressivement compréhensif pour Ingrid et Dora en suivant l’exemple des autres enfants, ceux qui maîtrisent mieux les comportements souhaités. Lors de déjeuner, Ingrid et Dora sont attablées près des enfants qui savent se servir des couverts et des mets. L’éducatrice encourage Max à montrer à Ingrid comment il faut tenir son morceau de pizza et comment utiliser la fourchette pour la salade. Max est fier d’être en aide à ses camarades de table. A leur tour, les filles suivent l’exemple de Max et commencent peu à peu ce déjeuner délectable. L’éducatrice n’intervient qu’avec la parole bienveillante. Elle montre qu’elle est là pour les enfants, qu’elle apprécie leurs efforts et qu’elle croit en la capacité personnelle de chacun dans son groupe.
…
Eloi est un garçon silencieux lui aussi et plutôt timide. Si on ne le demande pas quelque chose, il ne prendra pas la parole. Son éducatrice se rend bien compte et tente de l’aborder toujours quand la possibilité se présente. Même si construit tranquillement des tours de lego, seul à sa table de travail, après un long moment d’observation, l’éducatrice décide d’approcher Eloi en amenant Pierre près de sa table de travail. « La tour que tu as construite, Eloi, est vraiment belle, solide et impressionnante », s’adresse l’éducatrice à lui. « Oui, mes matériaux sont solides », réplique Eloi. Il n’a rien contre si Pierre travaille à côté de lui. Quand le papa vient pour chercher Eloi, l’enfant dit tout seul à l’éducatrice : « Cet week-end, je vais à un camping…Je vais faire mon canoë. Et mon canoë est rouge… ». L’éducatrice est contente qu’Eloi lui partage ses projets et qu’il a pris seul l’initiative de s’exprimer. « Tu sais, Eloi, je suis contente que tu ailles à la montagne…Tu verras certainement des rochers et des rivières…Et si tu veux, lundi, quand on sera de nouveau à l’école, tu pourrait dessiner ton canoë et le camping. Comme cela toute la classe connaîtra ton canoë », propose l’éducatrice d’un ton jovial et encourageant. Eloi lui dit au revoir et il quitte l’école en plein sourire avec son papa.
…
Belle rentrée à tout le monde.
…
La petite Nathalie ne parle ni français, ni anglais malgré que son prénom le présuppose. Elle est d’origine chinoise et l’une des enfants les plus silencieux à l’école. Mais elle est toujours attentive et contente quand l’éducatrice lui adresse personnellement la parole. Le troisième jour après la rentrée, Nathalie commence à prononcer les noms de certains légumes et fruits qu’on a appris longtemps en classe grâce aux images et aux répétitions.
A la fin de la semaine, Nathalie est à l’aise avec les mots magiques « merci », « pardon », « s’il vous plaît ». L’éducatrice ne manque pas l’occasion d’amener d’autres filles près de Nathalie pour lui proposer des jeux communs et de la complimenter sur les belles robes qu’elle choisit chaque jour. Evelyne, une enfant très sociale s’approche de l’éducatrice est dit : « Et moi aussi, j’ai aussi une belle robe. C’est moi qui l’ai choisie ce matin. »
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Madeleine est une autre petite fille ravissante âgée de 3 ans. Elle a attentivement observé les gestes de l’éducatrice durant l’atelier du bricolage. Madeleine a bien compris comment il faut tenir la feuille et la queue coupées du papier de couleur pour les coller au dessus de la forme ronde représentant la pomme. Après avoir terminé sa pomme à elle, Madeleine continue d’observer le travail des autres enfants. Elle veut même les aider en passant aux plus petits les formes coupées et prêtes à coller. L’éducatrice comprend que Madeleine est non seulement une observatrice attentive, mais aussi une enfant prête à offrir son aide aux autres enfants, les moins habiles avec le bricolage. Finalement, tous repartent avec les pommes et les poires faites du papier coloré. Quelle merveille!
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Mathilde a 4 ans. Ces robes sont autant ravissantes que celles des autres filles, mais elle ne prononce aucun mot durant la journée en classe. Il arrive qu’elle se met en pleurs soudains et elle cherche constamment la présence de l’éducatrice. Dans le parc, si l’éducatrice la lâche, Mathilde se met en pleurs de détresse. Durant les repas, si l’éducatrice ne l’encourage pas, l’enfant ne mangera rien. Certaines des éducatrices pensent que trop d’attention individuelle nuit à l’indépendance à l’école, mais l’éducatrice de Mathilde est persuadée qu’il faut passer du temps avec l’enfant et ne pas l’ignorer ou l’abandonner pour résoudre sa difficulté d’intégrer l’école préscolaire.
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Ingrid et Dora sont des jumelles hispanophones. Comme un certain nombre d’enfant elles ne communiquent ni en français ni en anglais. Pourtant, l’éducatrice a trouvé le moyen de les apprivoiser à la vie du groupe et aux règles à appliquer. Le comment faire s’avère progressivement compréhensif pour Ingrid et Dora en suivant l’exemple des autres enfants, ceux qui maîtrisent mieux les comportements souhaités. Lors de déjeuner, Ingrid et Dora sont attablées près des enfants qui savent se servir des couverts et des mets. L’éducatrice encourage Max à montrer à Ingrid comment il faut tenir son morceau de pizza et comment utiliser la fourchette pour la salade. Max est fier d’être en aide à ses camarades de table. A leur tour, les filles suivent l’exemple de Max et commencent peu à peu ce déjeuner délectable. L’éducatrice n’intervient qu’avec la parole bienveillante. Elle montre qu’elle est là pour les enfants, qu’elle apprécie leurs efforts et qu’elle croit en la capacité personnelle de chacun dans son groupe.
…
Eloi est un garçon silencieux lui aussi et plutôt timide. Si on ne le demande pas quelque chose, il ne prendra pas la parole. Son éducatrice se rend bien compte et tente de l’aborder toujours quand la possibilité se présente. Même si construit tranquillement des tours de lego, seul à sa table de travail, après un long moment d’observation, l’éducatrice décide d’approcher Eloi en amenant Pierre près de sa table de travail. « La tour que tu as construite, Eloi, est vraiment belle, solide et impressionnante », s’adresse l’éducatrice à lui. « Oui, mes matériaux sont solides », réplique Eloi. Il n’a rien contre si Pierre travaille à côté de lui. Quand le papa vient pour chercher Eloi, l’enfant dit tout seul à l’éducatrice : « Cet week-end, je vais à un camping…Je vais faire mon canoë. Et mon canoë est rouge… ». L’éducatrice est contente qu’Eloi lui partage ses projets et qu’il a pris seul l’initiative de s’exprimer. « Tu sais, Eloi, je suis contente que tu ailles à la montagne…Tu verras certainement des rochers et des rivières…Et si tu veux, lundi, quand on sera de nouveau à l’école, tu pourrait dessiner ton canoë et le camping. Comme cela toute la classe connaîtra ton canoë », propose l’éducatrice d’un ton jovial et encourageant. Eloi lui dit au revoir et il quitte l’école en plein sourire avec son papa.
…
Belle rentrée à tout le monde.
2010/07/21
La majesté mystérieuse et la sévère beauté du Cap Breton en Nouvelle – Ecosse
Notre voyage se poursuit sur les terres de la Nouvelle –Ecosse et sa part nord-est :le Cap-Breton. La différence par rapport à l’Ile-du-Prine-Edouard dans les paysage et les conditions météorologiques est flagrante. La douceur de l’île que nous avons eue la chance de connaître cède place à des montagnes impériales, aux nuages mystérieux frôlant les cimes des forêts, à une brume presque constante, dérobant l’océan, jalouse de le partager avec nous.


Des fleurs parsèment ça et là les collines vertes et se découvrent à nos yeux lors des instants miraculeux quand la voile brumeuse se retire brièvement.
Les chemins à suivre sont étroits même si on croise très rarement d’autres voitures. Nous devons demeurer vigilants sur cette route, enveloppée dans une étrange solitude et son silence impérial évoquant le silence de la montagne secrète que nous traversons.

Le ciel crépusculaire se métamorphose du gris sombre en jaune doré, puis en orange-rose, après en mauve et violet intense. Une chose est certaine – le ciel du Cap- Breton est comme nulle part ailleurs. Les rochers aiguilleux sont constamment lavés par des vagues d’un océan mouvementé.


Pourtant, le mauve - violet et le blanc –dorée, transparaissant au dessous des nuages, imposent une sensation de vitalité étrange et de grâce divine.



Ils laissent croire que cette grâce divine est quelque part – là…entre ciel et terre, entre brume et clarté, entre les sommets géants des montagnes rocheuses et l’écume ondulée des vagues chantantes.



Des fleurs parsèment ça et là les collines vertes et se découvrent à nos yeux lors des instants miraculeux quand la voile brumeuse se retire brièvement.
Les chemins à suivre sont étroits même si on croise très rarement d’autres voitures. Nous devons demeurer vigilants sur cette route, enveloppée dans une étrange solitude et son silence impérial évoquant le silence de la montagne secrète que nous traversons.

Le ciel crépusculaire se métamorphose du gris sombre en jaune doré, puis en orange-rose, après en mauve et violet intense. Une chose est certaine – le ciel du Cap- Breton est comme nulle part ailleurs. Les rochers aiguilleux sont constamment lavés par des vagues d’un océan mouvementé.


Pourtant, le mauve - violet et le blanc –dorée, transparaissant au dessous des nuages, imposent une sensation de vitalité étrange et de grâce divine.



Ils laissent croire que cette grâce divine est quelque part – là…entre ciel et terre, entre brume et clarté, entre les sommets géants des montagnes rocheuses et l’écume ondulée des vagues chantantes.

Avoir une famille

Une femme calme et contemplative au bord de l’océan. Devant elle, son homme aimé jouant avec leurs enfants. Ils construisent ensemble des châteaux de sable et de forteresses de belles pierres. C’est cela le bonheur. On peut toujours désirer, mais désirer quoi ? N’a-t-on pas tout durant cet instant - là?

Partager la joie d' être avec ses enfants près de cet océan... Se sentir vivant plus que jamais dans sa vie...
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2010/06/30
Une guitare dans le quartier
L’été est la saison du jazz plus qu’aucune autre saison. Peut – être c’est à cause de cela que les jeunes hommes ont sorti leurs guitares. Leur travail aurait dû être dur; leurs habits, tachés de l’essence, le trahissent. Mais durant leur pause à midi, ils sont heureux de jouer quelques mélodies ; juste de jouer et de fredonner, de rêver : « I want to go to New York ».
Je ne vais pas fermer la porte de ma terrasse. Je vais les écouter silencieusement de l’intérieur. Sans les déranger, sans déranger leur guitare.
Je ne vais pas fermer la porte de ma terrasse. Je vais les écouter silencieusement de l’intérieur. Sans les déranger, sans déranger leur guitare.
2010/06/05
Papillons et perfections



Les unes des preuves terrestres quant à l’création divine pourraient être la symétrie et la perfection dessinées sur les ailes des papillons. Qui est- ce qui a déterminé cette parfaite grâce ?
Qui est – ce qui a offert le vol des oiseaux ; qui est – ce qui leur a enseigné l’art de construire leurs nids et de ne jamais perdre le but de leurs envols?
Qui est – ce qui a insufflé l’arôme au sein des étamines florales?
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2010/04/09
Un instant de complicité
La femme inconnue dans le métro, assisse sur le siège à côté du moi, lit l’un de mes livres préférés. En plus, elle est belle et le foulard vert pistache lui va à merveille. Je regarde vers son livre et c’est dans cet instant – là qu’elle me fixe aussi. Son visage s’illumine dans un sourire amical. Je lui rends le sourire. Et chacune de nous replonge discrètement dans sa lecture.
2010/01/06
La neige invitante...
En plein hiver, pour un après – midi, j’ai décidé à couvrir les sofas du salon des couvertures en couleurs estivales – vert amande et rose bonbon. Je l’ai fait juste pour m’offrir un peu de tendre fraîcheur colorée durant la grande tombée de la neige au dehors. Après, je suis retournée à mon quotidien hivernal. Cette fois, quand je suis sortie et que j’ai rempli mes paumes avec la neige enveloppant les rebords des fenêtres, je l’ai sentie douce, souple et invitante…
2009/11/28
2009/11/27
New Yourk - Jour II
A New York, vous pouvez prendre votre petit déjeuner dans une vraie boulangerie française – il y en a plusieurs (Le bon pain, Le pain quotidien, Prêt à manger, etc.) Un choix considérable des délices boulangers vous attend à le délecter.
Dès 8 heures du matin, les bus touristiques, traversant la ville d'un bout à l'autre, vous proposent des trajets guidés. Vous pouvez acheter votre ticket même à la rue, des hommes habillés en rouge, en jaune ou en bleu (selon la ligne désirée). Ils vous les vendent sur place et ils vous désignent les stations des bus en question.


Votre ticket est valide pour 24 heures et vous pouvez monter et descendre tant que vous le désirez et où que vous le vouliez selon la carte que vous avez. Pour nous, c’était la meilleure manière d’acquérir une vision globale de la ville et de repérer les endroits que nous aimerions voir en particulier, des quartiers où nous aimerions nous promener plus longtemps.






Avec un tel bus, nous nous sommes rendus au quai du fleuve Hudson. De là, nous avons pu prendre le bateau pour aller sur l’île où se dresse majestueusement la Statue de la Liberté. Elle représente un bel symbole de la dignité humaine et de la liberté triomphante. Offerte par le peuple français au peuple américain, cette statue est édifiée à l’honneur de l’Indépendance du 4 juillet. Les six rayons, composant la couronne de la statue, symbolisent les six continents et les six grandes mers. La torche enflammée dans sa main symbolise la vérité qu'illumine et qu’illuminera le monde. Sur l’un des ses pieds, on voit les traces des chaînes brisées.

Au pied de la Statue de la Liberté, nous avons fait un vœux : le veux d’évoquer toujours notre force intérieure, l’effort de nous sentir toujours délibérés et décidés lors des traversées douloureuses pour nos esprits. Ce matin ensoleillé, baignant de lumière splendide la Statue de la Liberté, nous nous sommes promis de conserver son image en nous, de la garder et de la cultiver perpétuellement, pour en avoir recours lors des épreuves. Nous nous sommes promis d’agir comme des personnes conscientes et délibérées des chaînes intérieures malgré les défis et les difficultés.
Sur l’île voisine (Ellis Island) se situe le musée de l’Immigration, tandis que le musée des Premières Nations Américaines (Museum of the American Indian) est installé non loin du quai principal du débarquement et du retour sur Battery Park (ce dernier musée est gratuit et accessible pour tout le monde).


Nous avons repris l’un des bus rouges et nous avons parcouru ainsi le reste de son chemin tracé. Nous avons vu les grands ponts, reliant Manhattan avec Brooklyn et New Jersey. Nous avons passé près des quartiers des immigrants chinois (Chinatown), italiens (Little Italy) et russes. Nous sommes puis descendus à Central Parc. Les arbres, les pierres, les feuilles, la pelouse, le lac, la statue de Shakespeare, les enfants et leurs parents, les bancs portant des plaques avec des noms et des gestes des gens ordinaires, mais amoureux - tout à Central Parc émane un air spécial. En nous promenant parmi ses allées, nous avons respiré autrement, à pleins poumons.

La verdure et les arbres y abondent à la différence du reste de la ville. Les quartiers alentours sont chers et chics (Upper East Side). Les bâtiments sont entourés de verdure et on peut facilement repérer, près de leurs entrées sophistiquées, les concierges en uniformes soignés.
Ayant marché tout au long du Central Parc, nous sommes arrivés à Guggenheim museum.
Ce musée de l’art moderne et contemporain représente un chef-d’œuvre architectural à l’intérieur et à l’extérieur. Pour se déplacer d’un niveau à l’autre, il n’y a pas de l’escalier ni des marches, mais des sentiers en spirales qu’il suffit de suivre pour passer d’une surprise du tableau magistral à l’autre. Si vous décidez de visitez le musée présentement ou jusqu’au 10 janvier 2010, vous pourriez y contempler l’art de Kandinsky.

Le musée n’est pas énorme, mais les œuvres dedans (Cézanne, Gauguin, Manet, Monet, Picasso, Pissarro, Renoir, Vincent Van Gogh et Kandinsky) méritent que vous passiez au moins deux - trois heures auprès d’elles. En fait, quand on entre dans un musée, c’est toujours un cadeau qu’on s’offre, car l’intensité et l’histoire racontées par chaque oeuvre enrichissent la pensée et l’âme. Pour la première fois dans ma vie, j’ai lu sur les notices à côté des œuvres non seulement le titre du tableau, mais les matériels avec lesquels il avait été peint (pastels, acrylique, gouache, etc.)
La beauté de l’art moderne réside dans sa capacité d’inspirer d’innombrables émotions et réflexions. Celui qui le contemple peut découvrir de diverses émotions au sein de son propre être, des émotions qui lui parlent intimement. Deux des qualités de l’art moderne consistent en sa capacité d’inspirer la liberté de pensée, ainsi qu’une contemplation illimitée.
Quant à Kandinsky, après ma visite à Guggenheim, j’ai changé beaucoup de mes pré- pensées et de mes préjugés. Les couleurs tendres (rose, jaune, bleu clair) abondent considérablement dans ses œuvres.

Les chevaux et les chevaliers, dans les tableaux en couleurs, expriment l’élan de l’artiste d’échapper à l’école critique, traditionnelle et accusatrice. Ces chevaux et ces chevaliers sont bien saisissables par l’œil, peu importe si vous regardez les tableaux du près ou du loin. Telle était ma découverte.
Avec les cercles, les demi cercles, les courbes, les lignes, les carrés, Kandinsky a voulu transformer les concepts pré-établis sur l’espace et le temps. Les triangles s’édifient en toits, en habitacles, en ponts. Les cercles englobent les morceaux de l’univers. Cet univers, ils l’apportent aux humains.

J’ai dit au revoir au musée Guggenheim et à Kandinsky en sauvegardant en moi l’image d’un cercle rose sur le fond noir d’une œuvre. Ce cercle aurait – il pu être un soleil rose dans la terreur mystérieuse d’une nuit ?
Par une chance miraculeuse, nous avons pu visiter un autre musée célèbre MoMA(The Museum of Modern Art) à New York. Nous avons eu la chance que l’entrée ait été gratuite ce soir – là. MoMA me rappelait beaucoup le centre Georges Pompidou à Paris. Même si mes pieds tenaient déjà à peine (à cause de la journée passée sur mes talons irraisonnables), une fois devant les créations singulières, j’ai oublié la fatigue et j’ai pu tenir jusqu’à la fermeture du musée.






Mon amour pour les installations, les collages, les objets insolites, impliqués dans les œuvres modernes, les objets usés du quotidien, ressuscités pour une nouvelle vie dans des pièces d’avant-gardes, a été confirmé une fois de plus.
Essayez d’imaginer la table dressée pour un dîner, le sel éparpillé sur sa nappe noire et leur stylisation dans une installation provocante.


Si vous avez l’occasion de visiter ce musée, ne manquer surtout pas le beau tableau vert de Klimt : l’un de ses rares tableaux composé de symphonie en couleurs vertes. Le baiser y est toujours présent, mais sa tendresse enveloppante contient des nuances du vert éclatant au vert pâle.

Après Klimt, ce n’était pas facile d’aimer beaucoup les vues du métro new-yorkais, mais quand même il s’est avéré un bon moyen pour rentrer approximativement vite dans notre hôtel et pour changer mes bottes avec des baskets confortables.
A 21 heures, après avoir dîné, nous aurions pu monter Empire State Building (ouvert jusqu’au 2 heures du matin). Pourtant, nous nous sommes résignés à le garder pour une prochaine visite et nous nous sommes promenés tout au long du 5th Avenue. Les lumières et les décorations de ses fameuses boutiques se distinguaient d'un esprit féerique.



Comme un énième contraste new – yorkais, devant les portes fermées d’une cathédrale en face du 5th Avenue, sur ses escaliers pierreux, une dizaine de sans – abris avaient finalement trouvé leur répit nocturne dans les couvertures et les cartons installés minutieusement. Au retour dans l'hôtel, j’ai aperçu le même sans – abri au même endroit que la soirée précédente. Il était blotti sur le banc désert d’une station de bus. Il se reposait en face d’une immense publicité lumineuse à Chanel – le parfum Coco Mademoiselle. La Mademoiselle de l’écran fixait immuablement le misérable emmitouflé dans sa couverture déteinte.
Je n’ai pas osé photographier cet homme de peur de ne pas troubler son rêve.
Et pourtant, New York était beau! J’ose l’avouer, malgré ses bribes de cruauté sociale.
Dès 8 heures du matin, les bus touristiques, traversant la ville d'un bout à l'autre, vous proposent des trajets guidés. Vous pouvez acheter votre ticket même à la rue, des hommes habillés en rouge, en jaune ou en bleu (selon la ligne désirée). Ils vous les vendent sur place et ils vous désignent les stations des bus en question.


Votre ticket est valide pour 24 heures et vous pouvez monter et descendre tant que vous le désirez et où que vous le vouliez selon la carte que vous avez. Pour nous, c’était la meilleure manière d’acquérir une vision globale de la ville et de repérer les endroits que nous aimerions voir en particulier, des quartiers où nous aimerions nous promener plus longtemps.






Avec un tel bus, nous nous sommes rendus au quai du fleuve Hudson. De là, nous avons pu prendre le bateau pour aller sur l’île où se dresse majestueusement la Statue de la Liberté. Elle représente un bel symbole de la dignité humaine et de la liberté triomphante. Offerte par le peuple français au peuple américain, cette statue est édifiée à l’honneur de l’Indépendance du 4 juillet. Les six rayons, composant la couronne de la statue, symbolisent les six continents et les six grandes mers. La torche enflammée dans sa main symbolise la vérité qu'illumine et qu’illuminera le monde. Sur l’un des ses pieds, on voit les traces des chaînes brisées.

Au pied de la Statue de la Liberté, nous avons fait un vœux : le veux d’évoquer toujours notre force intérieure, l’effort de nous sentir toujours délibérés et décidés lors des traversées douloureuses pour nos esprits. Ce matin ensoleillé, baignant de lumière splendide la Statue de la Liberté, nous nous sommes promis de conserver son image en nous, de la garder et de la cultiver perpétuellement, pour en avoir recours lors des épreuves. Nous nous sommes promis d’agir comme des personnes conscientes et délibérées des chaînes intérieures malgré les défis et les difficultés.
Sur l’île voisine (Ellis Island) se situe le musée de l’Immigration, tandis que le musée des Premières Nations Américaines (Museum of the American Indian) est installé non loin du quai principal du débarquement et du retour sur Battery Park (ce dernier musée est gratuit et accessible pour tout le monde).


Nous avons repris l’un des bus rouges et nous avons parcouru ainsi le reste de son chemin tracé. Nous avons vu les grands ponts, reliant Manhattan avec Brooklyn et New Jersey. Nous avons passé près des quartiers des immigrants chinois (Chinatown), italiens (Little Italy) et russes. Nous sommes puis descendus à Central Parc. Les arbres, les pierres, les feuilles, la pelouse, le lac, la statue de Shakespeare, les enfants et leurs parents, les bancs portant des plaques avec des noms et des gestes des gens ordinaires, mais amoureux - tout à Central Parc émane un air spécial. En nous promenant parmi ses allées, nous avons respiré autrement, à pleins poumons.

La verdure et les arbres y abondent à la différence du reste de la ville. Les quartiers alentours sont chers et chics (Upper East Side). Les bâtiments sont entourés de verdure et on peut facilement repérer, près de leurs entrées sophistiquées, les concierges en uniformes soignés.
Ayant marché tout au long du Central Parc, nous sommes arrivés à Guggenheim museum.
Ce musée de l’art moderne et contemporain représente un chef-d’œuvre architectural à l’intérieur et à l’extérieur. Pour se déplacer d’un niveau à l’autre, il n’y a pas de l’escalier ni des marches, mais des sentiers en spirales qu’il suffit de suivre pour passer d’une surprise du tableau magistral à l’autre. Si vous décidez de visitez le musée présentement ou jusqu’au 10 janvier 2010, vous pourriez y contempler l’art de Kandinsky.

Le musée n’est pas énorme, mais les œuvres dedans (Cézanne, Gauguin, Manet, Monet, Picasso, Pissarro, Renoir, Vincent Van Gogh et Kandinsky) méritent que vous passiez au moins deux - trois heures auprès d’elles. En fait, quand on entre dans un musée, c’est toujours un cadeau qu’on s’offre, car l’intensité et l’histoire racontées par chaque oeuvre enrichissent la pensée et l’âme. Pour la première fois dans ma vie, j’ai lu sur les notices à côté des œuvres non seulement le titre du tableau, mais les matériels avec lesquels il avait été peint (pastels, acrylique, gouache, etc.)
La beauté de l’art moderne réside dans sa capacité d’inspirer d’innombrables émotions et réflexions. Celui qui le contemple peut découvrir de diverses émotions au sein de son propre être, des émotions qui lui parlent intimement. Deux des qualités de l’art moderne consistent en sa capacité d’inspirer la liberté de pensée, ainsi qu’une contemplation illimitée.
Quant à Kandinsky, après ma visite à Guggenheim, j’ai changé beaucoup de mes pré- pensées et de mes préjugés. Les couleurs tendres (rose, jaune, bleu clair) abondent considérablement dans ses œuvres.

Les chevaux et les chevaliers, dans les tableaux en couleurs, expriment l’élan de l’artiste d’échapper à l’école critique, traditionnelle et accusatrice. Ces chevaux et ces chevaliers sont bien saisissables par l’œil, peu importe si vous regardez les tableaux du près ou du loin. Telle était ma découverte.
Avec les cercles, les demi cercles, les courbes, les lignes, les carrés, Kandinsky a voulu transformer les concepts pré-établis sur l’espace et le temps. Les triangles s’édifient en toits, en habitacles, en ponts. Les cercles englobent les morceaux de l’univers. Cet univers, ils l’apportent aux humains.

J’ai dit au revoir au musée Guggenheim et à Kandinsky en sauvegardant en moi l’image d’un cercle rose sur le fond noir d’une œuvre. Ce cercle aurait – il pu être un soleil rose dans la terreur mystérieuse d’une nuit ?
Par une chance miraculeuse, nous avons pu visiter un autre musée célèbre MoMA(The Museum of Modern Art) à New York. Nous avons eu la chance que l’entrée ait été gratuite ce soir – là. MoMA me rappelait beaucoup le centre Georges Pompidou à Paris. Même si mes pieds tenaient déjà à peine (à cause de la journée passée sur mes talons irraisonnables), une fois devant les créations singulières, j’ai oublié la fatigue et j’ai pu tenir jusqu’à la fermeture du musée.






Mon amour pour les installations, les collages, les objets insolites, impliqués dans les œuvres modernes, les objets usés du quotidien, ressuscités pour une nouvelle vie dans des pièces d’avant-gardes, a été confirmé une fois de plus.
Essayez d’imaginer la table dressée pour un dîner, le sel éparpillé sur sa nappe noire et leur stylisation dans une installation provocante.


Si vous avez l’occasion de visiter ce musée, ne manquer surtout pas le beau tableau vert de Klimt : l’un de ses rares tableaux composé de symphonie en couleurs vertes. Le baiser y est toujours présent, mais sa tendresse enveloppante contient des nuances du vert éclatant au vert pâle.

Après Klimt, ce n’était pas facile d’aimer beaucoup les vues du métro new-yorkais, mais quand même il s’est avéré un bon moyen pour rentrer approximativement vite dans notre hôtel et pour changer mes bottes avec des baskets confortables.
A 21 heures, après avoir dîné, nous aurions pu monter Empire State Building (ouvert jusqu’au 2 heures du matin). Pourtant, nous nous sommes résignés à le garder pour une prochaine visite et nous nous sommes promenés tout au long du 5th Avenue. Les lumières et les décorations de ses fameuses boutiques se distinguaient d'un esprit féerique.



Comme un énième contraste new – yorkais, devant les portes fermées d’une cathédrale en face du 5th Avenue, sur ses escaliers pierreux, une dizaine de sans – abris avaient finalement trouvé leur répit nocturne dans les couvertures et les cartons installés minutieusement. Au retour dans l'hôtel, j’ai aperçu le même sans – abri au même endroit que la soirée précédente. Il était blotti sur le banc désert d’une station de bus. Il se reposait en face d’une immense publicité lumineuse à Chanel – le parfum Coco Mademoiselle. La Mademoiselle de l’écran fixait immuablement le misérable emmitouflé dans sa couverture déteinte.
Je n’ai pas osé photographier cet homme de peur de ne pas troubler son rêve.
Et pourtant, New York était beau! J’ose l’avouer, malgré ses bribes de cruauté sociale.
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