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2009/10/16

Ce qui réchauffe les cœurs

Aller à la rencontre avec la dame attendant ton travail bénévole. Ne pas annuler le rendez – vous malgré la pluie abondante. Respecter sa promesse peu importe le mauvais temps et le froid. Le promis, c’est promis. L’espoir de cette dame réside dans les livres que vous allez chercher ensemble. La lumière de ses yeux éclaira ton après – midi et même le chemin parsemé des flaques en retournant. Tu crois lui avoir offert un peu de savoirs, mais en fait, c’est elle qui a illuminé ta journée.
Ne renonce jamais à tes promesses bénévoles, car cela réchauffe les cœurs, ton propre cœur surtout.

2009/08/31

Si nous sommes entourés de la beauté...

Est – il vrai que si nous sommes entourés de la beauté et si cette beauté nous submerge, nos âmes sauront vivre en paix et nos actes seront tous guidés par la bienveillance ?

2009/03/09

La générosité pétrie dans le pain

Pourquoi ne lâchez- vous pas le petit bout du pain que vous serrez dans la main ?
Pourquoi est – ce que vous voulez que l’écureuil vous voie au moment du don ? Le donnez – vous vraiment au petit animal ou le faites – vous surtout pour vous sentir bien personnellement ?
(…) Et non, l’écureuil ne descendra pas près de vous parce qu’il suit ses propres règles du jeu. Mais ne désespérez pas. La générosité est pétrie certainement dans ce bout du pain si vous le croyez.

2008/12/22

En attente des jours de l'âme

Nadia est d’origine iranienne et elle vit au Canada. Ces enfants sont encore petits, mais comme tous les enfants, ils sont entraînés dans la magie du Noël. Lors de notre leçon du français, je la demande comment elle s’est décidée de faire le sapin dans sa maison compte tenue de ses croyances. D’une voix très ouverte, elle m’avoue son amour et son respect pour ses propres traditions, mais elle sait que leurs célébrations ont de l’importance dans son pays d’origine. « Ici, je ne peux pas défendre à mes enfants d’aller voir le Père Noël. Ils voient les lumières et les décorations partout. Ils les réclament à la maison. Noël, c’est pour les enfants. Je ne peux pas leur refuser ce bonheur. Ils vivent ici. Ils attendent avec impatience leurs cadeaux au dessus du sapin. Ils ont appris à l’école des chansons et des poésies pour Noël. ». Jasmie, la petite fille de Nadia, se dirige vers le sapin, resplendissant au coin du salon, s’agenouille près de son tronc et m’indique « l’endroit destiné aux cadeaux ». Son sourire se reflète dans les boules lisses, accrochées aux branches de l’arbre.

Nadia est une femme impressionnante avec l’ouverture de son esprit et la volonté de construire une vie réussie pour ses enfants. En même temps, à la maison, elle parle en farsi aux enfants constamment, pour qu’ils apprennent la langue de leurs racines. Elle veut leur transmettre cet héritage et cette richesse uniques séculaires. Pourtant, elle étudie le français pour pouvoir les aider à l’école et pour « comprendre » ce que dit la professeure. Nadia est une femme contemporaine qui s’inscrit merveilleusement dans son nouveau pays. Mais elle sait respecter les traditions profondes de ses origines. Elle inspire à ses enfants qu’on peut vivre avec ces deux univers.
Le sapin de leur Noël est installé au dessous les tableaux des mosaïques nacrées illustrant des légendes et des personnages de l’Iran lointain.

Je demande à Nadia si dans son pays il y a une fête pareille à notre Noël. Elle me confie, qu’en mars, les gens là font de telles célébrations. Sauf que chez eux, la saison de ces festivités est marquée par l’arrivée du printemps. Tous nettoient et rangent leurs maisons et ils ont aussi leur nuit de l’attente sacrée. Cette nuit, ils savent qu’un vieillard noble, saint et magique visitera les foyers. Pour inviter son esprit chez eux, ils rangent sur une table, couverte de jolie nappe, 7 objets sacrés. Chacun des objets est doté d’un pouvoir, attirant la visite du vieillard saint. Chacun des objets exprime un vœu humain. Le bocal avec le poisson qui nage dedans est le symbole de la vie – même ; il est le souhait que la vie continue. La pomme rouge est l’image de la santé et du bien – être de tous. Les hôtes la proposent au vieillard pour qu’il leur offre des forces et une année saine.
Les quelques pièces argentées symbolisent la prospérité. Ils expriment le souhait de la famille pour un temps aisé. Sur cette table, on trouve aussi un miroir…
Voilà, je me persuade que les humains partout et de toutes les croyances ont leurs « jours de l’âme ». Les humains partout ont besoin d’une nuit magique dans l’année pour renouveler leurs espoirs. Ils ont besoin de ce temps sacré pour que les yeux de leurs enfants se remplissent d’éclats joyeux.

Il est temps déjà que les enfants de Nadia nourrissent les poissons des grands aquariums dans leur appartement, scintillant des lumières multicouleurs. La fois prochaine, lors d’une leçon suivante, nous allons continuer nos conversations sur les fêtes, les différentes traditions, la famille et l’espoir humain.
Bonsoir maintenant !

2008/12/17

Leçon du bénévolat

Je vais pour la première fois dans la maison de cette famille. Notre leçon sera en français.
L’accueil est chaleureux et le contact se fait du coup. Peu après, je comprends que la petite fille est malade. Elle tousse fort et respire mal. Son nez coule et elle parle à peine. Pourtant, cette enfant veut être près de moi. Elle s’assit à mon côté. Elle me donne des grands bisous. Elle élance ses mains autour de moi. Malgré sa maladie, ses yeux brillent et sourient. Dans le tout premier instant, je me dis que j’attraperai certainement le rhume et la toux à mon tour. Je me inquiète, car je supporte toujours mal le rhume et la toux m’est horriblement tourmentante. J’ai subi une opération et on a enlevé mes amygdales. Je sais que ma gorge et mon nez sont trop vulnérables. Tout en parlant et en faisant la lecture du livre, j’ai un frisson intérieur. Je ne veux pas être de nouveau malade après mes convalescences fragiles. Mais le frisson ne dure que quelques instants. Une autre pensée me vient à l’esprit. Je sais que je ne peux pas me sauver, ni repousser la petite fille. Je sais que tout arrive de la manière dont il doit arriver. Je me dis que cette fois, je ne tomberai pas malade. Je crois qu’il y aura une force qui nous protégera tous. Car ce n’est que de bonnes intentions que nous nous sommes ressemblé. Je me dis qu’en faisant du bénévolat, il ne faudra m’arriver rien du mal. C’était mon choix libre et sincère. Cette famille a un réel besoin du soutien, de l’apprentissage, des outils et du progrès. Le reste de la soirée, je suis complètement emprise par les pensées concernant la meilleure méthodologie d’expliquer les textes et la grammaire. La petite fille m’élance de plus en plus fort, elle finit même à se blottir contre moi, en répétant gaiement de nouveaux mots et des expressions. Toute la famille est enthousiasmée et entraînée dans la lecture. Les gens de cette maisonnée sont heureux de notre rencontre, je le suis aussi.
Une fois rentrée à la maison, je me prépare une forte tisane. Je la bois et je me couche. Le lendemain, en me réveillant, j’ai une doute intérieur : ai – je le rhume, tousserai – je ?
J’avale et je sens que tout va bien avec ma gorge. Je me lève et je réalise que mon état de santé est merveilleux, sans aucune trace d’une quelconque maladie.
Je sorte complètement de mes songes et je me dis que c’est ça le bénévolat : vouloir donner du soi, être prêt à risquer quelque chose du soi, demeurer près des nécessiteux et leur consacrer, pour quelques heures, ne que le meilleur du soi, peu importe les conséquences personnelles après. Mais il ne faut pas s’inquiéter parce qu’il y a certainement cette force invisible veillant sur tous qui suivent sincèrement leur choix.