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2011/02/28

Des oiseaux audacieux

Même si c’est encore hiver, certains matins, quand le soleil se fait plus audacieux, on peut apercevoir des oiseaux avec des ailes largement déployées qui s’élancent au-dessus des cimes des arbres. Ces oiseaux sont audacieux eux aussi. Ils osent voler très haut et pressentir l’arrivée d’une nouvelle saison bientôt.

2010/12/01

La plus belle décoration de l’hiver


Je me suis arrêtée soudain sur le sentier enneigé. Les pins et les sapins se dressaient près de moi. Durant quelques instants, je contemplais leurs cimes pointues et fières. Elles dominaient l’espace, mais un bout du ciel intensément bleu se détachait au centre de ma vision. C’était apparemment ça la plus belle décoration de Noël et de l’hiver – les conifères vivantes, au milieu de la neige, parées gracieusement de frêles flocons blancs.
Puis, le ciel s’éclaircit encore plus. Un rayon du soleil aurait pénétré certains des flocons reposant sur la branche du pin haut devant moi. A l’endroit où la lumière céleste plongeait dans la neige, une goutte scintillante et cristalline apparut. Cette goutte ne se détachait pas facilement du pin. Elle miroitait au soleil et décorait l’arbre. Pourrait – il avoir des boules plus splendides, pour décorer un sapin, que les flocons – gouttes éclatant lors de la caresse lumineuse ?

2010/10/18

Un écureuil citadin

Se sentir riche

Marcher près du bord de la rivière. S’avérer à l’endroit exact où le soleil crépusculaire se glisse sous un angle chatoyant sur la surface aquatique ; s’abandonner à sa chaleur déversée gracieusement. Peu après, baisser son regard sur la verdure alentour et découvrir par miracle encore un trèfle à quatre feuille. Continuer tout au long du bord. Tomber sur un oiseau étrange ; pouvoir le distinguer – un héron, dressé majestueusement près d’un tas des pierres grises. Un héron en contemplation de l’eau coulante.
Demeurer à son tour calme jusqu'à l’apparition de la lune mielleuse sur ce ciel pénétré d’un rose diaphane.

Se sentir riche. Se considérer comme un possesseur d’une richesse inestimable, intérieure et extérieure à la fois ; une richesse qui représente cette capacité de voir, de percevoir, d’admirer la beauté des choses et des êtres vivants, de se l’approprier dans l’instantanéité de l’apparition, de savoir que la vie sera toujours là…

2010/07/26

Quoi que Cap-Breton paraisse sévère…

Sur le Cabot Trail du Cap-Breton, tout au long d’une journée, nous avons parcouru des chemins à travers une brume dense ; nous avons passé près des montagnes glorieuses et colossales, avec des cimes inatteignables ; nous nous sommes arrêtés et nous avons respiré l’air frais percé des fragrances des sapins – ces sapins, dressés fièrement comme des gardiens d’une nature fabuleuse.

Oui, la nature du Cap-Breton en Nouvelle-Ecosse est majestueuse, titanesque. L’homme paraît tellement petit (minuscule) au milieu de cette beauté puissante et monumentale.






Le mystère ici est un tel que le ciel et sa lumière sont tellement changeants et imprédictibles mais toujours glorieux et généreux.
Pour une journée, nous avons vu la gracieuseté et la sévérité de cet endroit merveilleux, et pourtant incontestablement réel, vivant.





J’avais envie de rester au bord de la mer très, très longtemps. Je désirais demeurer sur les rochers en savourant jusqu’au bout les éclats, puis les scintillements de ce coucher du soleil. Il offrait à l’horizon céleste le mauve,le violet, le bleu et le doré.




Je voulais que mes yeux boivent jusqu’au bout cette splendeur lumineuse.











Grâce à ce voyage, je peux confirmer que le Divin est toujours fort généreux avec les humains quoi qu’il paraisse sévère au Cap-Breton.

2010/07/21

La majesté mystérieuse et la sévère beauté du Cap Breton en Nouvelle – Ecosse

Notre voyage se poursuit sur les terres de la Nouvelle –Ecosse et sa part nord-est :le Cap-Breton. La différence par rapport à l’Ile-du-Prine-Edouard dans les paysage et les conditions météorologiques est flagrante. La douceur de l’île que nous avons eue la chance de connaître cède place à des montagnes impériales, aux nuages mystérieux frôlant les cimes des forêts, à une brume presque constante, dérobant l’océan, jalouse de le partager avec nous.


Des fleurs parsèment ça et là les collines vertes et se découvrent à nos yeux lors des instants miraculeux quand la voile brumeuse se retire brièvement.
Les chemins à suivre sont étroits même si on croise très rarement d’autres voitures. Nous devons demeurer vigilants sur cette route, enveloppée dans une étrange solitude et son silence impérial évoquant le silence de la montagne secrète que nous traversons.

Le ciel crépusculaire se métamorphose du gris sombre en jaune doré, puis en orange-rose, après en mauve et violet intense. Une chose est certaine – le ciel du Cap- Breton est comme nulle part ailleurs. Les rochers aiguilleux sont constamment lavés par des vagues d’un océan mouvementé.




Pourtant, le mauve - violet et le blanc –dorée, transparaissant au dessous des nuages, imposent une sensation de vitalité étrange et de grâce divine.



Ils laissent croire que cette grâce divine est quelque part – là…entre ciel et terre, entre brume et clarté, entre les sommets géants des montagnes rocheuses et l’écume ondulée des vagues chantantes.

Variations lumineuses et reflets


Les rochers du L'Ile-du- Prince- Edouard


L’alternance des côtes accueillantes et des bords plus austères est aussi au rendez- vous sur l’île. La nature garde jalousement des territoires où on ne peut que contempler du haut et du loin l’eau. Admirez les rochers imposants et leur grandeur. Cette grandeur ne consiste pas seulement en leurs tailles, mais elle révèle des forces naturelles impérieuses.


Vue du haut...

Retenez votre souffle, puis respirez et juste admirez.

Un ultime coucher du soleil sur Prince Edward Island

On peut plonger dans la beauté de la lumière…On peut plonger dans l’immensité et y demeurer grâce à ces yeux…L’âme sera là, au milieu de cette lumière…

Les couchers du soleil à l’Ile-du-Prince-Edouard


Qu’est – ce qui fait les couchers du soleil tellement différents au bord de l’océan ? Quel est le secret de la communion de ce ciel et de cette eau ensemble ?


Quand le Devin se dévoile à nous …
Quand la Beauté n’hésite pas…
Quand la Lumière est l’une des plus vibrantes avant de disparaître…

Les phares de Prince Edward Island


Les phares sont appelés en anglais « lighthouses » (maisons de lumière). Partout à l'Ile-du-Prince Edouard ces « maisons de lumière » marquent les points importants des bords. Les phares, construits auparavant pour orienter et guider les marins, représentent aujourd’hui des gardiens symboliques de ces bords. Certains sont vieux, mais leur majesté est toujours saisissante – ils demeurent des repères. En les contemplant, on les imagine comme des témoins ancestraux, comme des médiateurs entre la Nature puissante, la Mer éternelle et les Humains assoiffés de
l’espoir.

Point Prim's Lighthouse

Fredericton - le debut d'un voyage


Je me suis rendue, pour la première fois, dans les provinces canadiennes à l’est faisant partie du Canada Atlantique. Notre premier arrêt était la capitale de New – Brunswick – Fredericton. Le charme de cette ville consistait en son phare. C’était le premier vrai phare que je voyais de près dans ma vie. Je sentais l’air frais, le souffle léger et enivrant de la brise au bord du fleuve ; je m’émerveillais des lumières miroitant sur la surface de l’eau. La silhouette fièrement dressée du phare m’inspirait l’élan de dresser mes propres épaules, de les tenir droits et de respirer à cœur ouvert tout en contemplant l’étendu de l’eau et ses bords devant moi. La magie était là – la promesse des étendus encore plus grands, encore plus bleus se pressentait. Dès ce tout premier phare à Fredericton, je suis tombée sous l’emprise puissante du Canada Atlantique. Fredericton était la porte d’entrée dans ses contrées fascinantes.